Hé oui! Maintenant, je suis tellement devenue non créative que j’ai besoin de rêver pour passer à l’action!
Alors voici une petite bd dont le scénario, le personnage principal et l’humour plutôt douteux me sont venus pendant mon sommeil, et j’ai passé la nuit à me dire: “Il ne faut pas oublier ça… C’est important… C’est génial… Tellement drôle”. Bien entendu, comme j’étais à moitié endormie, je n’avais aucun sens critique. Mais bon, j’ai mené le projet à terme et vous pourrez y reconnaître mes influences subconscientes: Jeunauteur, les oeuvres picturales de Gilles Carle et même Esbark de Simon Lacroix.

Et le tout prouve également que je n’ai désespérement aucun talent en dessin ni en humour.

Ah! Jeunauteur! Je ne sais pas si j’aurais autant apprécié cette bande dessinée si je ne m’y étais pas reconnue à chaque page… J’aurais aimé vous en scanner une planche, mais bon, je n’ai pas de scanner (et si j’en avais un, je pourrais m’adonner à un usage aussi fantaisiste que celui de Mathieu Arsenault).
En fait, Jeunauteur montre les écrivains à l’état sauvage: dépendant de la caféine (dans mon cas, sous la forme d’une boisson à bulles), passant plus de temps à jouer au solitaire ou à des first-person shooters que sur leur manuscrit… Faisant rire d’eux par leur douce moitié… De quoi planter un dernier clou dans la statut du Grand Écrivain inspiré et nous démasquer pour ce que nous sommes: des losers à lunettes (à moins d’avoir des pouvoirs surnaturels comme la comtesse de Lautréamont), qui ne manquent pas d’une certaine “nerdeté”. Tout cela en noir et blanc, dans le plus grand dépouillement de mots et d’actions. Ah! Maudit que j’aimerais ça savoir dessiner et faire de la BD.