Regarder la peinture sur les murs, ou De l’inspiration

Publié: 3 juillet 2009 dans Création, Lecture
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Comme vous avez pu le constater dans ma colonne de gauche, je me suis tapé Écrire de la fiction au Québec de Noël Audet. J’avoue que je l’ai lu un peu en diagonale, car il y avait pas mal de répétitions, et après un bac et une maîtrise en création littéraire, j’avais un peu l’impression de faire de la révision, avec cela en plus que je pourrais maintenant avoir un discours critique et nuancer certaines positions qui me conviennent pas vraiment.

Je le recommanderais surtout aux gens qui ont pas ou peu lu sur la création littéraire, et qui se posent des questions assez concrètes, par exemple sur comment développer un thème (mais je sais pas si c’est moi, mais il me semble que même là-dedans, il écrit pas mal d’évidences.) La bibliographie finale est super intéressante avec plein de titres d’oeuvres sur la création.

J’ai trouvé cette petite définition de l’inspiration, cette fameuse inspiration de l’écrivain, qui me plaît bien: « Je dirais qu’elle résulte d’une combinatoire des diverses ressources que possède un individu (mémoire, expérience du monde et de la langue, imagination, imaginaire, inconscient, sensibilité, savoirs), de leur rencontre avec un déclencheur circonstanciel, dans un état de dispositions psychiques particulières. » Mais il vient gâcher ça après pour parler d’un « état de grâce ».

Je dirais pas que j’ai jamais eu « d’inspiration ». Oui, il m’est arrivé d’avoir des idées d’un coup, qui s’échafaudaient d’elles-mêmes, mais Audet n’a pas tort de dire qu’elles étaient en préparation, en dormance et qu’un événement les fait soudain s’ordonner dans mon esprit. C’est la même chose lorsqu’on rédige un travail universitaire, par exemple. Mais en général, pour moi inspiration = travail, ou comme dirait l’autre : « L’écriture vient en écrivant ». Là, je me dis: bon, je vais m’asseoir devant mon ordi et travailler sur le projet X. Et là, je me dis: Merde, ça me tente pas, je veux regarder The Band Wagon. Non, il faut avancer. Bon, je suis assise, j’ai pas d’idée. On relit. On change quelques mots, on enlève une phrase. Ok, il pourrait se passer ça. Ok… Bon, j’ai soif. Ainsi de suite.

Quel processus passionnant.

Vraiment, pourquoi s’intéresser aux écrivains? Ce sont souvent les personnes les plus plates que vous allez rencontrer!

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commentaires
  1. François dit :

    C’est vrai que l’on est pas mal plates.

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