Zip 5: Films étrangers

Publié: 31 octobre 2009 dans Cinéma, Zip, Zombies / Vampires
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Ah!! En ce jour d’Halloween, j’ai envie de vous parler de mon film préféré d’Halloween, Shaun of the Dead, ce qui me pousse à vous parler tout naturellement de mes films étrangers préférés, dans la suite de ma liste Zip que j’ai abandonnée depuis longtemps! En plus, mon chum se déguise en Shaun cette année! 🙂

1- Shaun of the Dead

Évidemment, vous aurez reconnu dans le titre une parodie du titre du classique Dawn of the Dead, de Romero, qui a fait l’objet il y a quelques années d’un remake que j’ai trouvé très bon aussi. La scène dans l’ascenseur où on entend en arrière-plan sonore « Down with the sickness » repreise par Richard Cheese est un chef-d’oeuvre. Bref! Shaun of the Dead a été produit et lancé à peu près en même temps que ce remake. Il s’agit d’une comédie (eh oui, encore) britannique, où on défonce les zombies à coups de batte de cricket et de 45 tours, au son d’une musique de Queen. Moi qui suis d’un naturel chicken, je peux garantir que ce n’est pas un film épeurant, mais très drôle. En fait, ce qui est brillant dans ce film, c’est qu’il nous montre à quel point nous sommes naturellement près d’être nous-mêmes des zombies dans notre vie courante. Ça leur prend vraiment du temps avant de constater que les autres ont un peu changé… L’interprétation de Simon Pegg et de son comparse Nick Frost a fait école. Ça rafraîchit un peu le genre qui tourne en rond parfois!

2- Muriel’s Wedding

Dans un tout autre registre, maintenant, nous partons en Australie avec une Toni Collette en début de carrière, qui partage la vedette avec Rachel Griffiths, future Brenda de Six Feet Under. Muriel’s Wedding aurait pu être une comédie romantique banale: une jeune fille très ordinaire, un peu moche, méprisée par sa famille, rêve de se marier. Pas de trouver l’amour, non; de se marier. Point. Et elle réussit… à quel prix? Mais même si on s’attache à Muriel, à son rêve de devenir une autre, de quitter son milieu, tout en la trouvant un peu nounoune, le film a un petit goût doux-amer. Sans se vouloir une critique ou un manifeste féministe, il réussit très bien à avoir un propos intelligent sous des dehors légers et divertissants. Bref, un bon film de filles à regarder entre amies, qui pourra ouvrir des discussions! En prime: une héroïne qui n’est pas super mince et qui est quand même regardable! Yes!

Mon amie Sarah et moi, on avait l’habitude de mettre ce film les samedis soirs en fin de soirée quand on fermait le vidéo… pour se faire aller au son de la musique d’Abba. Quant à moi, les chansons d’Abba sont bien mieux mises en valeur dans ce film que dans la comédie discutable qui est sortie l’an passée, Mamma Mia. (Mais bon, faut aimer le genre!)

3- Memories of Matsuko

Complètement différent des 2 autres, le film japonais Memories of Matsuko a fait un triomphe au festival Fantasia il y a quelques années, et pour cause. Comparé au Fabuleux destin d’Amélie Poulain en raison de ses moments de fantaisie et de sa mise en scène très recherchée, haute en couleurs, de ses images magnifiques, Memories of Matsuko est un film qui nous fait autant rire, et davantage pleurer qu’Amélie. Il raconte l’histoire, en flash-backs, de Matsuko, une femme maintenant vieille qui a vécu une vie très difficile et fort mouvementée. De numéros musicaux au montage saccadé aux scènes silencieuses et contemplatives, le réalisateur Tetsuya Nakashima, qui nous avait déjà donné l’excellent et étourdissant Kamikaze Girls, a signé ici une oeuvre très touchante, qui tente de définir l’irréconciliable qu’il y a en chacun de nous, l’enfant qu’on a été, l’adulte que nous sommes, etc. Nous sommes tous, à notre façon, un vieillard isolé de la société, perdu au milieu de ses souvenirs.

Il est à noter que je ne pense pas que le film ait été distribué sur DVD en Amérique du Nord, mais je pense qu’il est très facile à trouver sur Internet.

4- Amarcord

La grande fan de Fellini que je suis lui reconnais de nombreux chefs-d’oeuvre, mais Amarcord demeure mon favori. Le titre veut dire à peu près: « Je me rappelle » en italien, n’est pas si éloigné du film dont je viens de parler. Fellini se base sur ses souvenirs d’enfance pour reconstituer un petit village au bord de la mer, où l’événement de l’année sera le passage d’un gros paquebot de riches. De jeunes garçons vont faire au cours de cette année l’expérience de la vie, les cigarettes, l’argent, les femmes, et tout le bataclan. La mer, une véritable obsession de Fellini, vient encore une fois y jouer le miroir aux illusions, le berceau d’origine, et la plage, l’espace du rêve où tout se conclut. Il s’agit d’un film très personnel du réalisateur qui, bien qu’il se tienne toujours près de ses personnages, donne souvent dans le grandiose, le grandiloquent, la mise en scène, le cirque, etc.


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commentaires
  1. Maman dit :

    J’avoue, à ma grande honte, n’avoir jamais vu Amarcord. Et hop, sur la liste de zip!

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