Notes sur un carnet de désaccords

Publié: 11 février 2011 dans Lecture
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Entre plusieurs villes, plusieurs langues, plusieurs noms, plusieurs sexes même, Nathalie Stephens tisse ses réflexions dans un carnet de fragments tout sauf décousus. Elle remet en question la langue, l’écriture, l’identité surtout, la famille, la demeure. Un essai par fragments, donc, mais on aurait tort de tenir le fragment pour une partie plutôt que pour un tout. Une écriture fragmentée n’est pas nécessairement incomplète, n’est pas nécessairement une écriture qui se cherche, mais bien une écriture qui cherche, inlassablement, qui se ramifie, et qui ne s’arrête surtout pas aux réponses.

Le texte de Nathalie Stephens m’a touchée. M’a émue. Émouvoir. To move. Être émue. To be moved. Être ému, c’est aussi être mu. Être déplacé. Avoir le cœur un peu décentré. Se trouver un peu plus loin, imperceptiblement, à côté de son corps. Se désaccorder.

Le désaccord, dans l’écriture, dans le corps, est souvent salutaire.

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commentaires
  1. Maman dit :

    J’aime bien ton parallèle avec l’anglais.

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