Les signes

Publié: 13 avril 2012 dans Création, Poésie

Tu sais, quand tu écris de la poésie. Tu te mets à faire attention à tout. Par exemple, tu marches sur ton manteau en te levant dans l’autobus. Concrètement, ça veut dire deux choses: ton manteau est trop long, et tu es dans la lune. Mais, dans un poème, ça peut acquérir de nouveaux sens: tu es mal à l’aise dans ton corps, ou dans ton environnement, ce qui te convenait auparavant ne te convient plus, tu te nuis à toi-même, etc.

Ce qui est dangereux, c’est quand tout se met subitement à faire sens, ou plutôt quand on se met à accorder de l’importance à ces sens virtuels. On interprète la vie comme on interpréterait un texte ou un film. L’anodin acquiert un pouvoir sur nous. On se décourage pour un rien. On s’emballe pour encore moins. Et on finit par vivre dans sa tête.

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commentaires
  1. Pascal Mullard dit :

    Tu marches sur ton manteau
    C’est parce que tu as soif ;
    Ou que les oiseaux t’aiment.
    Peut-être as-tu envie de chanter.

    Tu marches sur ton manteau,
    Parce qu’il aime ça.
    Ton manteau t’aime
    Il me l’a dit,
    Il est jaloux de ta peau.

    Tu marches sur ton manteau
    C’est à peine croyable.
    Une minute avant c’était à peu près
    Impensable.

  2. Aimée V. dit :

    🙂

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