Don’t Trust the B*** in Apartment 23

Publié: 2 novembre 2012 dans TV
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Après Girls, j’ai décidé de me frotter à une autre émission de filles, au titre un peu plus explicite toutefois. À vrai dire je n’avais pas du tout entendu parler de Don’t Trust the B***; c’est en lisant un article sur Krysten Ritter, actrice principale et bitch éponyme, que j’ai appris son existence. J’avais déjà vu Ritter dans Gilmore Girls et Breaking Bad, et je dois avouer que le titre de l’émission m’a pas mal intriguée.

Et donc le concept en est assez simple: une petite blonde candide, gentille et parfaite, véritable girl next door, atterrit depuis sa campagne natale dans la grande ville, aka New York. Après une série de malchances, elle se trouve la coloc parfaite (ahem): une déesse au physique de mannequin, à l’appartement design, apparemment sans emploi mais en moyens, qui fait la fête tous les soirs et dont le meilleur ami est James Van Der Beek (oui oui, dans son propre rôle). Coup de théâtre: c’est une bitch pure et dure qui arnaque des jeunes filles innocentes pour payer son loyer.

Et ils n’y vont pas de main morte. Chloe n’a aucun sens moral et, même après qu’elle a consenti à habiter avec June pour de bon, elle continue à lui faire du trouble sans s’en rendre compte. On a ici affaire à une vraie de vraie sitcom: des personnages typés font face à des situations X et délivrent nombre de dialogues punchés. Une recette gagnante, et ici, bien qu’on ne réinvente pas la roue, on applique cette recette avec bonheur. Les acteurs paraissent avoir un plaisir fou, et c’est contagieux. On s’amuse, on s’attache aux protagonistes, et c’est très bien ainsi.

Les créateurs se sont de toute évidence donné pour mission de créer un personnage féminin « fearless », qui sait ce qu’elle veut et n’a pas peur de tout casser sur son passage. Oui, Chloe est superficielle, oui elle mise sur son physique, et en soi elle est loin de ce qu’un personnage féminin fort et original devrait être. Elle roule sur des archétypes, mais je pense que le but est justement de les débouter en les exploitant au max. On joue les situations awkward à fond, et ce que j’aime, c’est que c’est fait tout à fait sans prétention. Contrairement à Californication ou à Breaking Bad (vais-je en revenir, un jour?), Don’t Trust the B*** ne semble pas avoir comme seul et unique but d’essayer de nous choquer (en ratant le plus souvent son coup, d’ailleurs) en soulignant combien elle révolutionne le monde de la télé. Bon, je me calme.

Tout au long de la saison, j’ai beaucoup pensé à 30 Rock, une de mes séries préférées. Sûrement parce que leurs personnages principaux sont des femmes qui assument complètement leurs défauts; surtout à cause de leurs personnages secondaires disjonctés. On a ici affaire à des voisins haut en couleur: le pervers d’en face qui espionne Chloe (avec son consentement!) et une ancienne colocataire complètement obsédée par elle et qui la vénère. Et je crois que, tout en collant au format, ces deux émissions ont réussi à insuffler au genre de la sitcom une nouvelle saveur. Elles ont leur propre personnalité.

Et, à ma grande surprise, James Van Der Beek est vraiment une des forces du show, et c’est souvent lui que j’ai préféré. Un peu à l’instar de Jenna dans 30 Rock (mais en moins psycho, disons), James met de l’avant sa personnalité d’acteur gâté. Chaque fois que son personnage répète une scène pour un film ou une pub, c’est nul à chier, et le star system américain en prend pour son rhume. Pour ma part, je n’ai jamais suivi Dawson’s Creek, et je sais que, pendant les premiers épisodes, j’ai manqué quelques clins d’oeil et références à cette émission, mais je me suis amusée quand même. James est hilarant et définitivement attachant. Je me demande juste si c’est triste qu’il soit déjà rendu là dans sa carrière; se moquer de soi-même, tabler sur des rôles mythiques et la nostalgie des gens est ce qu’on attend d’Adam West, disons, et ce qui fait que celui-ci est cool de nos jours. Mais toi, James? T’as encore de belles années, me semble.

La première saison, qui a joué cet hiver, ne comporte que sept épisodes. Pour l’instant, on est resté fidèle au titre, au concept de départ; on n’a pas vraiment mené les choses plus loin. J’ai hâte de voir si l’intrigue et les enjeux pourront se développer par la suite, car on pourrait facilement se lasser de cette série si tout repose toujours sur le même truc, en dépit des charmes de l’ensemble.

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commentaires
  1. loonustoonus dit :

    C’est pas mal ce que je pense de cette série, mais personnellement, je crois que James n’a pas un rôle has been où on rit de lui. À la limite, le nom du personnage n’a pas d’importance, dans le sens que je ne crois pas que ce soit comment il est vraiment (comme Tracy dans 30 Rock – coudons, elles ont beaucoup de points communs, ces deux séries…). Le fait qu’il joue « son propre rôle » est juste plus drôle.

    Adam West, on sent un peu qu’il « n’avait pas le choix ». Mais bon, qui dirait non à Seth MacFarlane? 😉

  2. Aimée V. dit :

    Hahaha 😉

    J’ai bien ton point de vue, comme le fait qu’il pourrait porter un autre nom, et le fait qu’il accepte de garder le sien rend effectivement ça beaucoup plus drôle. Je m’incline. 🙂

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