Archives de la catégorie ‘C’est la faute des hommes’

Attention, post superficiel en vue!

Nouvellement célibataire, je me dois de réactiver mon imaginaire fantasmatique en consommant des images sur écran qui me permettront de combler mes lacunes affectives. Eh oui, je dis bien affectives, je demeure une fille malgré les apparences. Les hommes, en fait les acteurs présentés ici bas ont été choisis arbitrairement en fonction de leur sex-appeal et sans véritable autre critère que celui de m’émoustiller un brin.

5- Paul Newman (mais pas trop vieux)

Entre Paul et moi, c’est purement physique. Et le pire, c’est qu’il ne ressemble pas du tout aux hommes qui m’attirent habituellement. C’est ce qu’on appelle le charisme, j’imagine. 😉 Que ce soit dans un thriller de Hitchcock (Torn Curtain) ou en bedaine avec ses amis en prison (Cool Hand Luke), Paul is the man!! Ouf, juste à y penser, j’ai chaud.

4- Alec Baldwin

C’est plate à dire, mais avec Alec, c’est tout le contraire. C’est pas du tout physique. Même s’il a de beaux yeux bleus et tout et tout, c’est la voix d’Alec que j’aime. Pas aussi grave que celle de Cohen, bien qu’un peu rauque… Surtout dans 30 Rock. C’est bon, 30 Rock.

3- Viggo Mortensen

Pendant que les petites filles de 18 ans et moins se pâmaient sur Orlando Bloom dans Lord of the Rings, nous, les femmes qui connaissaient un peu la vie, on n’avait d’yeux que pour Viggo. Ah! Viggo! Avec ses cheveux longs, ses habits de cuir pis sa sueur… Je pense que toutes se rappellent la fameuse scène où il pousse la double porte dans The Two Towers. OMFG. Il ne faudrait pas omettre d’ajouter que Viggo est également un acteur de talent, comme il nous l’a entre autres démontré dans des films de Cronenberg, qu’il est paraît-il polyglotte et peintre à ses heures. Mais ça, c’est du bonus.

(En passant, si j’étais l’agent d’Orlando Bloom, j’arrêterais de le booker dans des films avec du monde comme Viggo, Johnny Depp et Brad Pitt. Comment tu veux qu’on le remarque, pauvre p’tit?)

2- Colin Firth

Soyons honnêtes: bien que Colin soit charmant en tout temps, il n’aurait sûrement pas atteint le top 5 s’il n’avait pas incarné M. Darcy dans Pride and Prejudice. Même le M. Darcy dans Bridget Jones ne lui arrive pas à la cheville. M. Darcy est un aristocrate hautain qui dédaigne Elizabeth Bennett au premier abord parce que pas assez cute à son goût. Mais finalement, il s’éprend d’elle contre son gré et il s’en veut tellement qu’il passe sont temps à la couver de regards orageux. Il ne se peut plus, le bonhomme. Et ensuite (ma scène préférée), il lui fait une demande en mariage en faisant les cent pas dans sa demeure et en explosant de colère contre lui-même. De la grosse passion. Mais je ne peux passer sous silence LA scène qui a donné des chaleurs à la gent féminine à travers la planète: lorsqu’il rentre à son manoir à cheval et saute dans le lac en sous-vêtements. Bon, c’est sûr que des sous-vêtements de l’ère victorienne, c’est pas exactement cousin du Speedo, mais ça fait un autre effet… Ça colle quand c’est mouillé…

1- Orson Welles

Mais le plus hot de tous, c’est et ça demeure Orson. Si vous avez vu Citizen Kane, vous l’avez vu dans la vingtaine pendant un gros 3 minutes, et le reste du film, il est maquillé en vieux. Dans la plupart de ses autres films, du moins ceux que j’ai vu, il est aussi plus vieux, plus épaissi, etc. LE film pour découvrir le sex-appeal d’Orson Welles, c’est selon moi Jane Eyre, où il incarne un ténébreux aux accès de violence imprévisibles. Orson, c’est tellement de présence que même s’il a déjà un physique imposant, il prend encore plus de place. Et il a ces yeux super foncés qui vous transpercent et vous donnent l’impression d’être toute petite. Orson, c’est le type qui te donne le goût de te coucher là et de dire: « Fais ce que tu veux avec moi. » Oh oui. Et il ne faut pas oublier l’aura « génie créateur » qui est aussi un petit plus.

Mentions honorables: ils ont construit ma psyché durant mon enfance.

Han Solo: Il y a personne qui porte une ceinture comme Han. Ses interactions avec la princesse Leia m’ont tout appris sur les hommes, à savoir qu’il faut envoyer chier le gars auquel tu t’intéresses. Technique infaillible. Et je sais qu’Indiana Jones avait un lasso, mais moi, j’aime mieux ça dans l’espace.

Gomez Addams: À mon avis, l’incarnation du romantisme. Même après des années de vie commune et avec plusieurs squelettes dans le placard, il est toujours aussi amoureux de sa femme. Latin lover par excellence. En plus, il porte des costumes rayés.

Jareth, alias David Bowie dans Labyrinth: Ce qui se rapproche le plus du sexe quand tu as moins de 10 ans. Oh oui, j’aimais ça le spray-net et les glitters. Take me away, David!

Je me suis fait harceler pendant des mois pour regarder la première saison de Californication. Tout le monde disait que c’était génial. Moi, David Duchovny, il me laissait un peu froide, à vrai dire, je n’avais pas vu grand-chose de lui, mais bon, après que tout le monde s’y soit mis, je me suis dit que ça devait valoir le coup et je me suis lancée avec mon copain qui était vraiment content et avait encore plus hâte que moi. On a passé à travers la première saison très vite, les épisodes ne durent que 22 minutes (une demi-heure sans les annonces!). Je dois admettre que c’était bien divertissant, il y a beaucoup de dialogues vraiment drôles et incisifs, et pour une fois, on a le personnage d’un enfant un peu trop mature pour son âge qui ne paraît pas forcé et qui est crédible. Sauf que lorsque j’ai regardé le dernier épisode et qu’on nous a collé un happy ending de la mort, je me suis dit qu’un petit retour appréciatif s’imposait.

Premièrement, Californication a voulu s’imposer comme la nouvelle série qui n’avait pas peur de bousculer les conventions. Mais il ne suffit pas de mettre des scènes de sexe pseudo-explicites pour montrer qu’on n’a pas froid aux yeux. En fait, la supposée libération sexuelle présentée dans l’émission ne fait que défendre la position judéo-chrétienne du mariage et les valeurs américaines: Hank, le personnage principal, baise tout ce qui bouge (de sexe féminin, on s’entend), mais c’est seulement parce que la femme de sa vie l’a quitté. Et que ça l’a détruit. Sinon, il ne ferait jamais ça. Non non. Même chose pour le personnage de l’agent, Charlie, qui voit sa vie sexuelle d’homme marié s’embourber et qui se laisse aller à une relation sadomaso avec son assistante punk. Il ne lui faut pas plus qu’une tentative ratée de « trip à trois » avec sa femme et ladite assistante (expérience baptisée de manière hilarante « Nipplegate ») pour qu’il redécouvre que la monogamie, c’est bien meilleur. Enfin, la femme de Charlie le dit elle-même en ce qui a trait au sexe anal: si tu lui offres ton cul, il n’en voudra pas. Il veut juste savoir qu’il peut l’avoir.

Donc, l’idéal ici c’est de vivre marié une passion hétérosexuelle dans la position du missionnaire. Mais Hank ne pouvant atteindre cet idéal, il a plein de sexe avec plein d’étrangères. Super pour lui. Sauf que, bizarrement, c’est jamais lui qui cruise. Ce sont toujours les femmes qui lui tombent dessus. En tout cas, je le trouve assez chanceux… Et encore, Hank de même que Charlie se font gaiement manipuler par deux nymphettes de moins de vingt ans, soit la fille de son rival pour Hank, Mia, qui a 16 ans et qui lui pique son nouveau roman, et l’assistante de Charlie, Dani, qui s’impose en tant qu’agente associée. Comment réussissent-elles à dominer ainsi des hommes dans la force de l’âge? Mais en les menaçant de poursuites pour harcèlement sexuel! J’adore cette vision réaliste des relations homme-femme.

Enfin, J’EN PEUX PU du personnage de romancier génial, qui a fait un ou deux romans, mais des oeuvres monumentales, et qui ne peuvent plus écrire. Fini. Kaput. Pauvre ti’pit! Si tu veux écrire, assis-toi à une table et tu sais ce que tu as à faire. En plus, on a assez vu de personnages d’hommes immatures, qui ne veulent pas grandir et qui sont supposément rebelles parce qu’ils vivent comme des ados attardés. L’antipathique est le nouveau sympathique, comme nous le prouve le Dr. House dans un autre registre. Enfin.

La morale de cette histoire: je veux bien donner une chance à la deuxième saison. Malgré tous ces petits défauts, Californication n’est pas mauvais. Mais ce n’est pas l’événement télévisuel de la décennie non plus. La barre est rendue haute en télévision, les boys. Faudrait vous forcer un peu plus…

***

Parallèlement à tout cela, je me suis aussi tapé la 6e saison de Kaamelott. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette série française, plusieurs capsules sont en ligne sur le site d’Historia. Elle met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la table ronde, mais il n’y a que le roi qui semble sain d’esprit. Ses acolytes sont tous plus débiles les uns que les autres, même Lancelot, qui dévoile peu à peu un trouble de la personnalité narcissique doublé d’une tendance sociopathe… Bref, c’est hilarant. Les 4 premières saisons sont constituées de 100 capsules d’environ 3 minutes et sont des bijoux de comédie débridée, souvent basée sur le langage. Avec le succès grandissant de la série, une trame de fond s’est peu à peu constituée, dans les saisons 3 et surtout 4, liant les capsules auparavant indépendantes dans une narration. La saison 5 comporte plutôt des émissions d’une quinzaine de minutes, et le ton a changé. Tout en gardant son lot de blagues et la personnalité des personnages, l’ensemble est beaucoup plus dramatique, mettant le roi aux prises avec de la trahison, de l’infidélité et des remords de conscience. Le tout s’assombrit jusqu’à une finale pour le moins tragique qui laisse bien des choses en suspens.

La saison 6 prend un nouveau format. Il s’agit de 9 épisodes de 45 minutes et, surprise! elle se déroule dans la jeunesse d’Arthur à Rome. Le premier épisode m’a laissée assez perplexe. Évidemment, avec une modification de formule si particulière, la touche de l’émission avait radicalement changé. Le format plus long laissait entrevoir des lacunes sur le plan de la réalisation et de la musique (aouch). En plus, on semblait avoir de la difficulté à transposer la légèreté du propos dans une histoire plus développée. Le seul personnage qui tirait son épingle du jeu dans le premier épisode était selon moi l’aide de camp du général basé en Bretagne (désolée, je m’y retrouve pas avec les noms romains… En tout cas, le général est interprété par Tcheky Karyo et moi, je parle de son aide de camp!) Mais j’ai bien aimé l’ensemble de la saison. Le ton s’allège dès le deuxième épisode et il est très intéressant de découvrir comment Arthur se retrouve à la tête de la Bretagne, comment il trafique avec les Romains, et surtout, de voir se rassembler les chevaliers « jeunes », tous coiffés de perruques débiles (Bohort… ouh lala!)!

Et… surprise! Je ne savais pas, mais le 9e et dernier épisode effectue en fait un retour « dans le présent » et conclut la saison 5. En fait, cet épisode ne sert que de lien pour nous préparer au film (ou à la trilogie de films, je ne suis pas sûre), qui est en production et qui est promis à un beau succès. Ma seule crainte, c’est que l’équipe commence à prendre tout cela au sérieux et nous serve un long métrage de cape et d’épée de manière à se donner le beau rôle. Des films d’aventure et de combat, il y en a à la pelletée. Il faut que Kaamelott se souvienne de ce qui a fait son originalité et qui a plu au public: son humour rafraîchissant et son je-m’en-foutisme qui nous prouvait qu’on pouvait faire de la bonne télé avec rien (et pas juste avec des femmes nues. Les auteurs de Californication gagneraient peut-être à s’y coller).

J’ai récemment recommencé à regarder les épisodes de la saison 1 de Sex and the City. En fait, j’ai déjà vu toutes les saisons il y a quelques années, et dans un état de désoeuvrement total, je m’y suis remise (vive le streaming sur Internet). J’ai songé à me retaper la saison 1 de Queer as folk, mais je préfère attendre, car je sais qu’un jour, je vais l’acheter sur DVD!

Bref, regarder Sex and the City, on ne se tanne pas, parce que c’est vraiment comme retrouver une gang d’amies. Et je sais que cette série fait l’objet de plusieurs préjugés, tant de la gent masculine que des filles qui trouvent que ça fait justement trop « fi-fille ». Mais c’est une série très bien écrite et, je dois dire, la seule que j’ai vue à ce jour qui s’améliore vraiment avec le temps. Au début, c’est bon, mais un peu comme toutes les autres bonnes séries. Mais, plus les saisons avancent, au lieu de se perdre dans des intrigues compliquées et invraisemblables pour faire durer la série, les personnages ont gagné en profondeur, leurs interactions aussi. Il y a peut-être eu un petit creux dans la saison 5, mais la saison 6 était presque un chef-d’oeuvre. J’ai pleuré à toutes les putains d’émissions.

L’histoire tourne autour de 4 copines new-yorkaises et de leurs vies sentimentales, mais plus particulièrement autour de la relation entre Carrie (Sarah Jessica Parker) et l’homme-archétype, M. Big (Chris Noth). On apprendra très tard que le véritable nom de Big est non moins archétypal: John. Évidemment, bonne télé oblige, leur histoire en est une de ruptures, trahison, réconciliation, etc. Lorsque Carrie fréquente d’autres hommes, on se dit: « Non! Pas lui! Il est pas fin! M. Big est mieux! » Et lorsqu’elle sort avec un homme presque parfait, comme Aidan (interprété par John Corbett), on se dit: « Ah, il est bien cute, mais c’est pas pareil… On aime mieux M. Big. »

Pourtant, M. Big est parfois un énorme trou de cul lui-même. Et là, on espère quand même que ça va durer avec lui: « Il va changer… Il va découvrir que c’est elle qu’il aime… » De vraies réactions de filles!!

Faisant une Carrie de moi-même, je rédige cette question: « Qu’est-ce qui va donc tuer le vieux mythe de l’âme soeur? » Car c’est bien de cela qu’il s’agit: de cette notion romantique qu’il ne peut y avoir qu’une personne pour qui notre coeur bat véritablement, même si on peut faire des erreurs et refuser de se l’admettre. Et pourtant, je ne suis pas mieux que les autres, moi aussi j’embarque dans l’histoire et j’en redemande.

Et aujourd’hui, j’ai compris en visionnant une scène clé: alors que leur relation devient de plus en plus confortable et naturelle, Carrie se laisse un jour aller à péter au lit (évidemment, sans préméditation) devant M. Big. Lors de leur souper suivant, M. Big place un « whoopie cushion » (un coussin qui fait un bruit de pet) sur sa chaise. C’est ça l’amour! Il faut pas chercher plus loin! Moi, ça me séduit totalement!

En sous-titrant le film Max Payne, je dois avouer que j’ai été plutôt intriguée au début, mais qu’en fin de compte, le scénario était assez décevant. Et le casting étrange (Mark Wahlberg est déjà passable, mais qui a foutu Ludacris en lieutenant de police?). En passant, je veux juste préciser que je n’ai jamais joué au jeu, donc mon appréciation du film ne repose pas du tout sur son adaptation. J’ai entendu dire que ce qui faisait le charme du jeu, c’était la narration du personnage principal et son humour noir, choses qui ont été pas mal abandonnées dans le film (surtout l’humour.)

En fait, ce ne sont pas les scènes d’action qui ont retenu mon attention, mais bien le caractère « héros romantique » du personnage principal. Éperdu de douleur depuis que sa femme et son bébé ont été assassinés, Max ne vit plus, ne dort plus, ne mange plus, ne va plus aux toilettes jusqu’à ce que justice soit faite. Il ne regarde même pas une autre femme. Même pas si elle se roule à poil dans son lit (en l’occurrence, je parle ici d’Olga Kurylenko, miss Bond Girl 2008). Max n’a plus de couilles, il les a bouffées pour déjeuner.

Non, mais franchement, les gars, il serait peut-être temps de vous créer de nouveaux archétypes, des role models qui collent un peu plus à votre réalité. J’en ai marre des personnages qui ont une Quête Supérieure, qui vargent dans tout ce qui bouge au nom de leur Quête, et dont la réplique préférée est : « Tu ne peux pas comprendre. Oublie ça. » Et qui s’en vont ensuite. Faisant cavalier seul.

D’ailleurs, à ce propos, il n’est pas anodin que Payne soit un officier de police. Ces derniers temps, la police a pris un sérieux coup de débarque dans la fiction, suivant l’opinion publique (voir par exemple la série The Wire.) Les policiers sont soit des fonctionnaires qui font leurs heures sans demander leur reste, soit corrompus ou carrément psychopathes (bon, ici je simplifie un peu le personnage de Dexter, on pourra y revenir à une autre occasion.) On ne peut plus avoir confiance en les forces de l’ordre. Même le bon policier, au cœur pur, doit se battre contre sa propre race pour mener à bien son enquête. Le justicier personnel, le vigilante, est un héros des temps modernes. Il se bat, envers et contre tous.

Ainsi les hommes rêvent-ils d’être ce héros, dédié à la Femme unique, qui saura leur faire oublier toutes les autres (étrange que cela se produise toujours après son décès…) Incapables, pour la plupart, de contrôler leurs pulsions, ils fantasment sur un héros dur et asexué (c’est-à-dire fidèle, mais à un souvenir). Après ça, ils se demandent pourquoi nous, les femmes, nous attendons à ce qu’ils le soient effectivement. C’est de votre faute, tout ça! Wake up!

Et, réalisant qu’ils ne sont définitivement pas à la hauteur, ils replongent la main dans leur pantalon.