Archives de la catégorie ‘Édito’

Je ne suis pas autodidacte. J’ai besoin d’un ou d’une professeur-e pour faire mes premiers pas dans une discipline. Par exemple, je pratique la danse orientale depuis plus de sept ans, et je suis maintenant à l’aise d’improviser, de me faire des programmes d’exercice, de me former avec des DVD. Je sais quoi prendre et quoi laisser. Je sais ce qui me convient.
On n’est pas tous des Henry Miller, qui conspuait ouvertement le système scolaire, à faire preuve de génie par nous-mêmes. On entend souvent, à propos des études littéraires et de celles des arts en général, que la créativité ne s’apprend pas dans une salle de classe. C’est probablement vrai. Mais la créativité, une bonne histoire, c’est loin de faire de nous des écrivains accomplis. Moi je pense qu’il faut lire, lire, lire, et décortiquer des textes pour comprendre pourquoi ils sont bons – ou pas. On peut détester un texte et lui reconnaître ses qualités. Et les cours de littérature, ça existe aussi pour te donner une culture et te montrer que ce que tu pensais inventer, ça a probablement été déjà fait, et sûrement mieux…
Si tu es capable d’écrire un livre génial, de le publier à compte d’auteur, d’en vendre des milliers et de connaître la gloire, je te salue bien bas. Mais tu es une exception. La vérité, c’est que c’est souvent plus exigeant d’être autodidacte. Ça demande une discipline et une rigueur incomparables.
Et donc je vous dis: c’est correct de ne pas être autodidacte. D’avoir besoin des autres. Et pas juste pour qu’ils corrigent nos fautes. Le regard d’un lecteur, éditeur, réviseur, même d’un ami tant que c’est quelqu’un de rigoureusement honnête et qui sait de quoi il parle, est inestimable. Côtoyer les auteurs qui nous entourent et nous ont précédés aussi. Nous avons la chance de les avoir à portée, plus accessibles qu’ils ne l’ont jamais été. Profitons-en.

Moi, j’ai toujours été jalouse de Vickie. Je le lui ai dit, une fois. C’était avant qu’elle tombe malade; ou, du moins, avant qu’on le sache. Je m’étais inscrite au concours de poésie de Radio-Canada, et on faisait des paris sur Facebook sur qui battrait qui. Et Vickie a dit qu’elle ne pensait plus participer finalement. Elle avait eu des refus, des rejets, récemment. Elle n’avait pas été admise dans un programme d’écriture qu’elle convoitait. Elle était déprimée, n’avait plus confiance en elle, doutait de son écriture. Et moi, je lui ai dit que j’étais jalouse d’elle, même si elle ne le savait pas.

Je n’écrirai jamais comme Vickie. Et ce n’est pas une question d’avoir eu le cancer, d’expériences qui changent notre perception des choses ou de bullshit de même. Ceux qui prétendent que Le Quartanier a publié Testament par opportunisme sont au mieux des ignorants, au pire des envieux doublés de langues de vipère. On la connaissait depuis longtemps, Vickie, on la lisait, l’écoutait aussi. On savait qu’un jour, elle aurait un livre et que ce serait un coup de poing. Sauf qu’on s’attendait pas à le recevoir si vite. METTONS qu’on se serait bien passés des circonstances et qu’on aurait attendu ce fameux manuscrit, tout aussi cinglant, encore quelques mois ou quelques années. C’était pas ce livre-là qu’elle était censée écrire. C’est sûrement pas celui-là qu’elle s’attendait à écrire. Mais l’écriture, c’est toute sa vie. Qu’on vienne encore me parler d’opportunisme.

Hier, on a eu droit à une lecture publique, par trois comédiennes, de son prochain roman, Drama Queens. Vickie, elle parle difficilement. Elle se déplace en fauteuil roulant. Son corps la lâche, mais elle, elle lâche pas. Hier on a braillé, mais on a tellement ri. Dans les plus belles choses que j’ai expérimentées de ma vie, l’ovation qu’on lui a réservée à la fin. Dans les plus belles choses que j’ai vues de ma vie, l’amour que Vickie et sa mère se portent. L’amour que ses amis lui portent. Et c’est pourquoi, malgré les larmes, je suis sortie de ce spectacle, car c’en était un vrai, grandie, mue par une expérience et surtout par un texte comme on n’en voit que peu. Je ne compte pas ma chance de pouvoir lire un autre livre de Vickie Gendreau.

Moi, en tout cas, je l’aime, Vickie. Et je n’écrirai jamais comme elle. C’est pas un but; on peut pas tous écrire pareil. Elle, elle dit elle-même qu’elle n’a pas de filtre; moi, je suis terrée derrière des dizines de barricades. On se complèterait bien. Si seulement je pouvais lui donner un petit bout de mon cerveau.

MAJ: Vickie nous a quittés le samedi 11 mai au matin.

Mon petit pètage de coche périodique.

Quand j’étais au Salon du livre à tenir le stade du Quartanier, j’ai rencontré un homme qui avait la jasette facile. En discutant, je lui ai dit que j’étais correctrice d’épreuves. Le monsieur ne se pouvait plus de rencontrer une « vraie » correctrice et m’a illico demandé de lui expliquer la règle de la virgule. Euh?…

Mais bon, ce monsieur était bien sympathique, et ce n’est pas lui qui m’énerve. Ce qui m’énerve, c’est de lire ou d’entendre des trucs du genre: « Je maîtrise bien le français, je pourrais devenir correcteur. » Non, mais. C’est comme si je disais: « Je fais bien la cuisine. Je pourrais m’ouvrir un restaurant. » Être correcteur/trice, c’est plus que corriger des fautes. D’ailleurs, même si je m’efforce de ne pas faire trop d’erreurs en écrivant ici, c’est sûr que je ne prends pas le temps de tout corriger à 100%. La ponctuation n’est pas parfaite, etc. Mais, pour corriger, il faut non seulement connaître l’orthographe d’usage et les règles de grammaire sur le bout des doigts, il faut connaître la typo, il faut faire de la recherche, il faut avoir de la mémoire, etc. Il faut avoir une formation. Et il ne faut pas ponctuer au rythme!!! Même chose pour la traduction. C’est pas assez d’être bilingue. Je ne pourrais vous dire avec combien de traducteurs « déficients » j’ai travaillé. Certains ne comprenaient même pas le sens des expressions idiomatiques anglaises. La plupart traduisaient au mot pour mot sans adapter dans un contexte francophone. La plupart ignoraient même des règles fondamentales du français et avaient une syntaxe à coucher dehors. Il fallait tout réécrire, parfois même repartir du texte anglais original. Déplorable.

Autre chose qui me tue: les auteurs qui croient que l’éditeur et le correcteur sont contre eux, qu’ils veulent « contrevenir » à leur élan artistique. J’ai lu récemment sur un blog d’une jeune femme qui va bientôt publier son premier roman (ce qui est super pour elle, je lui souhaite bien du succès) qu’elle avait reçu les épreuves du livre avec les corrections et qu’elle était soulagée de voir qu’on n’avait pas « tenté de dénaturer son oeuvre » (je cite de mémoire, à peu près). À sa décharge, je pense qu’elle disait ça un peu à la blague, mais n’empêche que plusieurs personnes ont cette opinion. Parfois (même souvent), il arrive qu’un auteur utilise le mauvais mot pour exprimer son idée; c’est une impropriété lexicale et ça peut créer de la confusion. On corrige pas pour le fun! Aussi, il y a parfois des incohérences ou des invraisemblances dans les récits (ex. que j’ai lu: un personnage meurt à Québec, puis meurt une autre fois en France deux pages plus loin. Le manuscrit avait été lu par deux autres personnes avant de se rendre entre mes mains). Mon rôle n’est pas de les modifier, mais de les signaler, et c’est à l’auteur et à l’éditeur d’y remédier. Tout ce qu’on veut, c’est faire le meilleur livre possible, et ce n’est pas en laissant son ego tout diriger qu’un auteur pourra y arriver.

Heureusement, souvent, ça va bien. J’ai reçu dernièrement un courriel d’un auteur dont j’ai corrigé le roman de science-fiction. J’avais laissé beaucoup de notes et de questions, car dans ce type d’intrigue, il faut s’assurer que tous les développements se tiennent. Il m’a remerciée et il m’a même dit qu’une de mes suggestions lui avait donné une idée pour le prochain tome de sa série.

Je sais pas, peut-être que je suis juste une enfant gâtée qui pense que personne n’est à la hauteur. Mais c’est aussi qu’après deux ans, je continue à avoir le syndrome de l’imposteur et à me poser des questions sur mon travail, à me demander si je suis bonne, etc. Au moins, cette attitude me pousse à vouloir m’améliorer le plus possible. Il me reste du chemin à faire, mais, somme toute, j’aime bien mon travail. 🙂

J’en ai parlé, j’en ai parlé, et peut-être que vous commenciez à ne plus y croire, mais… c’est aujourd’hui que mon recueil de poèmes, Ce qui a brûlé, se retrouve en librairie! Alors je vous invite fortement à aller le zieuter et, évidemment, à l’acheter. Mais pas à le lire. 🙂

Bien oui, je suis contente que mon livre sorte, mais je suis super stressée et j’ai peur. Peur parce que ça fait longtemps que j’ai écrit ça, et on change si vite. Peur parce que je suis une fille d’être étiquetée « littérature féminine ». Peur qu’on me trouve quétaine.

Je sais que je réinvente pas la roue (de toute façon, après Baudelaire, pfff à quoi bon écrire de la poésie, me rappelait un lecteur récemment), mais j’espère qu’il y aura au moins un texte qui trouvera une petite résonance chez vous. Alors si vous m’en parlez, faites attention. C’est ma première fois.

ps. Je ne sais pas encore la date du lancement, mais vous avez le droit d’acheter le livre avant et de venir me donner un bisou ce jour-là quand même. 😉

MAJ: On m’informe que le lancement aura lieu le mercredi 6 octobre au Pub Quartier latin dès 17h30. Venez en grand nombre!

Récemment, je parlais avec une fille qui a travaillé pendant longtemps à la Boîte noire et qui me confiait: « Maintenant, quand je vais au vidéo Beaubien ou au Septième, je me rends compte que la Boîte noire n’est plus ce qu’elle était. Ils ont beaucoup plus de diversité que nous. On a déjà essayé nous aussi de faire une section Fantasia, par exemple, pour les films qui avaient été présentés au Festival. Même si ça fonctionne pour les autres, ça a foiré pour nous et maintenant, les patrons ne commandent plus ces films. »

Pour avoir travaillé moi-même 3 ans au vidéo Beaubien, je sais que les films asiatiques, les animations en particulier, et les films étiquetés « Fantasia » avec amour par super-Philippe étaient extrêmement populaires. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que la Petite Patrie et Hochelaga, où sont respectivement situés le Beaubien et le Septième, sont en majorité des quartiers étudiants, qui ont soif de films différents, internationaux et de genre. Tandis que la clientèle des succursales de la Boîte noire, c’est-à-dire pour beaucoup des bourgeois du Plateau, d’Outremont et autrefois du Vieux-Montréal, n’en ont rien à cirer des frasques de Takashi Miike ou des guns de Johnnie To. Leur section la plus achalandée? Les films français.

Bon, c’est sûr, moi le seul vidéo de mon quartier ouvre de 13h à 20h, et a la superficie d’un walk-in. Je me fais venir des DVD par la poste afin de ne pas succomber à un état de manque avancé. N’empêche que c’est le fun de savoir qu’il y a des indépendants qui roulent encore et qui ont le cinéma a coeur. Et pour avoir les films que vous voulez, il n’y a rien de mieux que de les réclamer. Les gérants sont souvent beaucoup plus ouverts à ce genre de requête que vous ne le croiriez.

Je serai ce soir au DJ XL5 Smashin’ Party. On m’a promis 7 nouveaux Dr Tran. Oh yeah!

Aujourd’hui, c’est la Saint-Jean, la fête nationale du Québec. Yahou! Mais ce billet n’a strictement rien à voir avec ça.

Cette semaine, j’ai regardé The African Queen de John Huston, qui met en vedette Humphrey Bogart et Katharine Hepburn. Je l’avais déjà vu quand j’étais au cégep et j’avais vraiment trippé. Enfin, il est disponible sur DVD. Il s’agit vraiment du film qui raconte le rapprochement improbable de deux personnalités opposées, soit le capitaine de navire alcoolique et malotru et la missionnaire britannique prude, sur fond de guerre contre les Allemands. Et ça m’a rappelé à quel point Katharine Hepburn était une fabuleuse actrice. Et ça m’a donné le goût de vous faire un top 5, presque juste d’actrices, mais disons de femmes de tête qui m’inspirent.

1- Katharine Hepburn: les pommettes et le front tout le tour de la tête

En plus d’être une grande actrice, Mme Hepburn n’était pas femme à rester assise les bras croisés dans son coin et n’avait pas la langue dans sa poche. C’est bien d’ailleurs la raison pour laquelle elle a figuré sur la liste noire du McCarthysme à la fin des années 1940. En incarnant une patriote britannique dans The African Queen, elle essayait en quelque sorte de faire tourner le vent. Hepburn détient le record du plus grand nombre d’Oscars remportés par une actrice, soit quatre, (mais je pense que Meryl Streep est pas loin derrière! Ou Streep a eu plus de nominations) et il semble qu’elle n’ait jamais été en réclamer un seul. Grande et anguleuse, elle avait vraiment un visage magnifique, mais elle pouvait aussi avoir l’air d’un garçon manqué maigrichon s’il le fallait. Pour son anticonformisme, j’aimerais avoir la grande gueule et les pommettes de Katharine Hepburn.


2- Louise Brooks: la libertine

Si Garbo et Chaplin sont des acteurs de film muet dont on se souvient, c’est en grande partie parce qu’ils ont fait la transition au cinéma parlant avec succès. La star qui a véritablement marqué les esprits et qui incarne cette époque dans l’imaginaire collectif est sans contredit Louise Brooks, ne serait-ce qu’en vertu de sa coupe de cheveux de femme fatale maintes fois reprise. C’était elle, la précurseure. Brooks, c’était la sensualité mêlée à l’innocence. Elle n’avait pas peur de montrer son corps ou de jouer sur les tabous sexuels; dans Loulou, elle danse avec une femme en tailleur lors de son propre mariage, scène qui a fait scandale. D’ailleurs, dans ce film, elle finit assassinée par Jack l’Éventreur. Modèle même de la séductrice candide, elle abandonne cependant le cinéma dans la trentaine, peut-être afin de pouvoir récupérer sa propre image. On dit qu’elle était aussi libre à la ville qu’à l’écran. De Louise Brooks, j’aimerais avoir les yeux noirs innocents et la capacité de ne pas regarder en arrière.

3- Cyd Charisse: la ballerine jazzée

Dans une scène magnifique de Singin’ in the rain, Cyd Charisse fait une apparition hommage à Louise Brooks, où elle endosse le rôle muet d’une croqueuse de diamants à la petite coupe carrée. Charisse a dansé auprès de Gene Kelly à plusieurs reprises et également avec Fred Astaire. Contrairement à de nombreuses actrices qui ont tenu la vedette de comédies musicales, elle n’était pas qu’un joli minois ou une voix (ses scènes de chant étaient doublées); elle savait danser et avait d’interminables jambes qu’elle aurait même fait assurer. Il y avait bien Leslie Caron, qui était aussi une ballerine, mais Charisse représente selon moi une sensualité plus palpable, plus incarnée, alors que Caron avait plutôt l’air d’une petite fille. Malheureusement, le déclin du genre représenta aussi la fin de sa carrière. Pourtant, peu de femmes m’auront autant fait rêver à l’écran. J’aurais voulu danser sur les jambes de Cyd Charisse.

4- Romy Schneider: à fleur de peau

Schneider a peut-être regretté d’avoir tourné la trilogie Sissi, qui a bien failli l’emmurer dans les comédies rose bonbon, mais je suis contente qu’elle l’ait fait, car depuis mes rêves de princesse de petit fille, je l’ai suivie chez Claude Sautet, Otto Preminger, Visconti, jusque chez le grand Welles pour le Procès de Kafka. Romy Schneider était une actrice particulière, avec un superbe accent allemand lorsqu’elle parlait en français et à la fragilité si grande qu’on se demandait parfois si elle n’allait pas s’évaporer comme ça, tout d’un coup. Plus resplendissante au naturel dans la trentaine que lors de son adolescence, Schneider s’est vraiment épanouie en France où on lui a offert des rôles à la mesure de son talent. Elle a vécu une existence parsemée d’épreuves qui ont eu raison d’elle au début de la quarantaine. De Romy, je garde la volonté de me dépasser et de ne pas être enfermée dans un carcan de jolie fille. Et le sourire resplendissant.

5- Isadora Duncan: pieds nus jusqu’au soleil couchant

Isadora Duncan n’était pas une actrice de cinéma, mais une artiste de la scène, une danseuse et chorégraphe du début du siècle, la première à avoir refusé les chaussons de pointe du ballet classique et à avoir créé un nouveau langage corporel pour revenir au mouvement naturel du corps. Car il faut dire que le ballet classique cherche vraiment, dans une perspective pratiquement chrétienne, à outrepasser les limites physiques humaines pour aller dans la verticalité (les pointes) et l’en-dehors de la hanche (les pieds pointés vers l’extérieur pour chercher l’amplitude du mouvement). Duncan voulait redonner au corps ses lettres de noblesse. Elle dansait pieds nus, en tuniques vaporeuses à la grecque. Évidemment, cela ne s’est pas fait sans heurts, puisqu’elle était presque nue sur scène. On dit également qu’elle était bisexuelle. Duncan a connu une fin tragique, étouffée par sa propre écharpe alors qu’elle roulait en voiture, plusieurs années après que ses enfants ont péri dans un accident de la route, noyés dans la Seine. Isadora m’inspire la spontanéité et la volonté d’écouter mon propre corps.

Stay tuned pour mon appréciation de Mon nom est personne de David Leblanc, publié au Quartanier, d’ici quelques jours!

Ce soir, je suis allée parler de poésie dans un cours de littérature au cégep Marie-Victorin. Mon amie Élise m’avait invitée en tant que « poète à venir » pour discuter sur mes textes qui semblent en avoir déconcerté plus d’un… Je suis super contente d’y être allée, car j’ai trouvé la gang allumée et dynamique. C’est à peine s’il y en avait quelques-uns qui jouaient avec leur cellulaire (sûrement pour mettre l’adresse de mon blogue dans leurs favoris). 😉
Entre autres faits saillants, je leur ai parlé de mon obsession pour Family Guy et je leur ai fait des jokes de geeks, en plus de leur dire des choses d’une profondeur indéniable telles que : « Je suis super paresseuse », « C’est mon éditrice qui a trouvé mon titre », « Je sais pas pourquoi j’ai écrit ça » et « J’aime pas qu’on me lise. » Comme le but était de faire sortir l’Auteur avec un grand A de l’institution, je pense que je peux clamer haut et fort : mission accomplie.