Archives de la catégorie ‘Humour’

Tout est poésie…

Publié: 11 juin 2010 dans BD, Humour, Poésie

Sérieusement, je ne sais pas d’où ça vient, j’ai essayé de voir autre chose sur le même site, mais ça ne marche pas pour l’instant. En tout cas, ça me fait bien rire!!!

(Oui, Valérie, je l’ai volé sur ton wall!)

MAJ: Grâce à M. Gregor, un être énigmatique et réversible, nous savons maintenant que la bonne adresse pour voir d’autres petits comics du même genre est la suivante: http://www.smbc-comics.com/#comic.

Quand j’ai vu la bande-annonce de Gentlemen Broncos, je ne portais plus à terre: de l’écriture! De la science-fiction! Des combats en carton avec des cerfs empaillés! Des moustaches! Des geeks! Des lasers! Sam Rockwell en homme viril, puis en être efféminé! Le réalisateur de Napoleon Dynamite!

Si vous regardez le preview, vous avez pas mal une idée du scénario: un auteur de best-sellers de science-fiction sur le déclin vole l’histoire d’un adolescent et en fait son nouveau livre à succès. Parallèlement à ça, un autre ado qui se prétend producteur de films tourne sa propre version de l’histoire.

Gentlemen Broncos n’est pas un bon film dans le sens où Napoleon Dynamite en était un, car on ne peut pas dire qu’il soit très profond et ne va pas plus loin que l’idée de départ. Mais j’ai beaucoup aimé l’esthétique – que dire du générique de début, où tous les noms sont indiqués sur des couvertures de livres de science-fiction? J’adore! J’aurais aimé vous le montrer ici, mais malheureusement je ne l’ai pas trouvé sur Internet. Donc, j’ai aimé l’esthétique et j’ai ri aux éclats pas mal tout le long. C’est quand même assez niaiseux comme film. Si comme moi la bande-annonce vous fait tripper, je vous le recommande, mais ne vous attendez pas à plus.

Jared Hess, le réalisateur, est fasciné par l’Américain moyen et insignifiant, et par tout ce qui est laid. Littéralement. Il ne victimise pas ses personnages losers, il les montre et leur crée un univers tout à fait cohérent. Il ne les glorifie pas non plus. C’est très étrange.

J’ai aussi beaucoup apprécié qu’on ait accès aux trois « visions » de l’histoire de Bronco: celle de l’ado, celle de l’écrivain plagiaire et celle du réalisateur. L’histoire est la même mais les personnages sont complètement différents selon le point de vue de la personne qui la réadapte. C’est comme regarder trois remakes en même temps. Ça rappelle que la lecture est un acte créateur subjectif au même titre que l’écriture. Bien entendu, le film présente le droit d’auteur comme étant inaliénable; l’incarnation originale et antécédente de Bronco est donc considérée comme la vraie, la seule qui soit légitime. Pourtant, les autres incarnations représentent des potentialités du récit, et il pourrait y en avoir bien d’autres. Elles sont toutes artistiquement valables.

Oh, et est-ce que j’ai dit que Sam Rockwell joue dans le film? Sam Rockwell joue dans le film. SAM ROCKWELL!!!!

Jeudi soir, je suis allée, semi par hasard, voir la projection du film indépendant Sans dessein aux Rendez-vous, film produit, réalisé, interprété, tout ce que vous voudrez, par le collectif Dead Cat Films. Les Dead Cats sont des familiers des festivals de Montréal, entre autres SPASM et Fantasia, où Sans dessein avait d’abord été projeté. Si vous n’avez jamais vu leurs courts métrages mettant en scène des troopers de l’empire de Star Wars dans la vie quotidienne (métro-boulot-dodo), je vous les conseille – oui, ils l’ont fait avant Robot Chicken! Et Robot Chicken l’a fait avant Family Guy. 😉 Enfin, si je vous dis Barbie et Michael Jackson, est-ce que ça vous dit quelque chose??

Pour en revenir à notre long métrage, il raconte l’histoire de Paul, un être sans intérêts, en tout cas pas de hobby, de passe-temps. Il n’a bientôt plus de job, est toujours célibataire et habite dans un appart plein de boîtes pas déballées depuis « 11 mois et demi ». Soudain, le fantôme de Paul futur vient le hanter pour changer son destin et lui donner une seconde chance… Le film est ultra sympathique, pour ma part j’ai hurlé de rire tout le long (mais il faut dire que je suis assez démonstrative). Même avec peu de moyens et des comédiens « pas professionnels » (i.e. pas UDA), le tout demeure très regardable et appréciable. Il conserve sa touche « indépendant », ce qui contribue à le rendre attachant.

Il y a 3 choses qui m’ont particulièrement plu et impressionnée:

1- Quand on fait du court métrage, du KINO, etc., on développe un style et des trucs qui compensent le manque de temps, d’argent, de soutien technique, et j’en passe. Il en résulte souvent des scénarios drôles et inventifs, qui font le succès des festivals de courts métrages et nous donnent de petits bijoux comme les Dead Cats ont su en produire au cours des années. Il est très difficile de faire passer cet esprit du court au long métrage sans créer des longueurs ou sans tomber dans le piège du « là, on fait un film sérieux, là! » Mais pas de problème avec Sans dessein; le film est drôle, le scénario bien fait, on ne s’ennuie pas.

2- Ce scénario, justement, exploite des thèmes archi-connus: la deuxième chance du raté, le triangle amoureux loser-femme fatale-girl next door, mais il réussit à le renouveler par une approche plutôt déjantée (disons que le fantôme n’y va pas par 4 chemins pour témoigner de sa présence).

3- Les Dead Cats ne renient pas leur passé et leurs influences nées des films de genre (horreur, kung fu, etc.), et réussissent à intégrer ces références au film, ce qui leur met un pied dans la sous-culture des festivals d’où ils ont émergé, et leur garantit de garder leur public, tandis que leur humour leur place l’autre pied dans une cible plus grand public. Mais c’est pas parce qu’on fait un « film » sérieux qu’on met la vulgarité et l’obscénité de côté non plus! (Et vous savez comment ça me touche, personnellement.)

Bref, je vais essayer de vous faire un petit coucou lorsque le film sera disponible sur DVD (pour l’instant, il y a des soucis côté droits pour la bande sonore). En attendant, vous pouvez visiter la page MySpace de Dead Cat Films.

J’en avais déjà entendu parler, je l’avais oublié, et j’ai eu le plaisir hier de les voir au spécial Total Crap pour Haïti. Le cabaret biodégradable, ce sont de jeunes comédiens qui lisent des extraits d’autobiographies de « nos » vedettes québécoises (Mario Pelchat, France Castel, des lofteuses…) Déjà, de voir Pierre-Luc Brillant live, c’était tout un événement, mais bon, j’ai aussi été capable de l’écouter me lire la vie trépidante du jeune Mario Pelchat et de son enfance à Dolbeau. Je me suis pratiquement étouffée de rire. Entre les détails inutiles (genre à 3 semaines je faisais des sourires), l’exhibitionnisme (j’ai pogné une mts à 16 ans!) et les phrases qui n’ont juste aucun sens, on ne s’ennuie pas.

La palme: « D’aussi loin que je me souvienne, je suis née le 14 juillet… » Marie-Chantal Toupin

Le remède idéal contre la déprime!

Complètement emballés, on a regardé le prix des billets pour leur spectacle en avril à l’Astral… On a trouvé ça un peu cher (34$), mais bon, on se laisse le luxe d’y réfléchir. Parce qu’on a vraiment aimé ça!

Cabaret biodégradable

En marge de la liste Zip, qui sera conclue sous peu, une petite digression pour vous parler de films de circonstance, qui vous mettront dans l’esprit des Fêtes… ou presque!

Film pour toute la famille: A Muppet Christmas Carol

C’est maintenant devenu un lieu commun d’affirmer que les films pour enfants ont une dimension qui interpelle aussi les adultes, et c’est particulièrement vrai dans ce cas-ci. Le scénario est rempli de touches de finesse et de répliques autoréflexives totalement hilarantes perpétrées par le Grand Gonzo qui incarne le narrateur. On y retrouve tous nos personnages favoris dans un casting parfait (chapeau particulièrement aux 2 vieux chialeux qui commentent le party de Noël de Fuzzywig, dans les Noëls passés). Évidemment, on connaît tous la morale de l’histoire, mais on a parfois besoin de se la faire rappeler. Pour ma part, je ne me fatigue pas de le regarder, et je pleure pratiquement à chaque fois (oui, je suis une vraie Madeleine). Je n’ai pas l’intention de vous répéter ce qui a déjà été brillamment exposé sur L’Aut’Cinéma. Michael Caine est toujours aussi brillant en Scrooge, et on oublierait presque qu’il est entouré de marionnettes. Il y a plein de chansons entraînantes, le film est coloré, bien rythmé et n’a pas pris une ride. Le savoir-faire des marionnettistes n’a d’égal que celui des scénaristes et, fait rare, l’oeuvre s’apprécie autant en français que dans sa version originale.

Film de fille: Love Actually

L’affiche de Love Actually clamait: « The Ultimate Romantic Comedy », et ils avaient raison. Dans cette dizaine de récits entrecroisés, on retrouve des histoires originales, qui prouvent que l’amour transcende l’âge, les frontières, les langues… et culmine à l’approche de Noël. Le film est souvent très drôle, touchant et, de manière rafraîchissante, ne se conclue pas nécessairement sur des happy endings. La production bénéficie d’un all star cast, comprenant le roi de la comédie romantique, Hugh Grant, de même que Liam Neeson, Emma Thompson, Laura Linney, et dans des caméos absolument mourants, Rowan Atkinson et nul autre que Billy Bob Thornton, dans le rôle du président américain libidineux. Mes personnages préférés sont Natalie « The Chubby Girl », interprétée par Martine McCutcheon, la jeune assistante du premier ministre qui aurait supposément des cuisses « comme des troncs d’arbre » et à laquelle je m’identifie par la force des choses ;), de même que l’irrévérencieux has been incarné par Bill Nighy qui essaie d’effectuer un retour en enregistrant une chanson de Noël qu’il qualifie lui-même de « shit« , « crap » et « festering turd« . Et, si je ne vous ai pas encore convaincus, voici 3 autres raisons de regarder ce film:

1- Ça se passe en Angleterre et on a donc droit au super accent british.

2- Il y a Colin Firth. Et il plonge dans un lac. Eh oui. Encore.

3- Dave Bélisle des Appendices a déjà dit que même les gars aimeraient ce film et l’a suggéré dans ses choix d’employé au Vidéo Beaubien il y a de cela au moins 4 ans. 🙂

Film pour public averti: Bad Santa

Bien oui, je suis dans ma phase Billy Bob. Si j’ai qualifié son personnage dans Love Actually de libidineux, et celui de Bill Nighy d’irrévérencieux, ces deux termes sont insuffisants pour décrire le père Noël de Billy Bob dans ce qui est probablement le film le plus grossier que j’ai vu de mon existence (et j’ai vu tous les épisodes de Family Guy). Sérieusement, si vous êtes du genre à trouver l’humour offensant de nos jours et si vous trouvez que RBO et Patrick Huard vont trop loin, je ne saurais trop vous déconseiller ce film. Ici, Santa fait équipe avec son lutin nain pour dévaliser les centres commerciaux où ils sont engagés. Entre-temps, il rote, baise, boit, fume, insulte les enfants et j’en passe. Il se retrouve finalement avec un petit sur les bras, qui croit qu’il est le véritable père Noël. Violence, blasphèmes, cul (et pas juste dans le sens de « sexe »), gaz corporels… Je sais pas pourquoi, mais je trouve ça attachant. Il est à noter que ce film est l’oeuvre du réalisateur Terry Zwigoff, qui a aussi fait Ghost World, et qu’il met également en vedette la belle Lauren Graham des Gilmore Girls.



Engeance du diable

Publié: 8 décembre 2009 dans Édito, Humour

Je hais les imprimantes. Elles sont l’engeance du diable, je le dis depuis des années. Comment se fait-il qu’on peut voyager dans l’espace, mais qu’on ne peut pas imprimer en paix??

Bon, je suis de retour, moment d’accalmie… pour vous parler de mes films français préférés (oups ! et un belge, mais il ne faut pas le dire.)

– César et Rosalie

Ah! Quel film magnifique! Réalisé par Claude Sautet, César et Rosalie met en scène une de mes actrices préférées de tous les temps, Romy Schneider, et Yves Montand, dans le rôle d’un couple dont l’existence sera perturbée par le retour de Sami Frey, un ancien amant de Romy/Rosalie. C’est un film typiquement français, en ce sens où les dialogues, les relations compliquées, l’espèce de moralité bourgeoise vacillante nous rappellent un peu Éric Rohmer et le « cliché » du cinéma français… Mais c’est un excellent film, pour ma part, je le possède en dvd et j’essaie de le regarder le moins souvent possible (on parle ici en termes d’années) pour le redécouvrir et le savourer à chaque fois. Les acteurs sont sublimes. J’ai toujours de la peine pour Yves Montand, c’est plus fort que moi.

– C’est arrivé près de chez vous

Le voilà l’intrus, l’imposteur, le film belge! Ha! Ha! À l’origine un film étudiant, C’est arrivé près de chez vous a révélé Benoit Poelvoorde (et je suis heureuse de dire que j’ai bien orthographié son patronyme du premier coup) dans le rôle qui lui convient le mieux: le mégalomane à grande gueule chiant, attachant et… dérangeant. On a ici droit à un faux documentaire, mais contrairement aux oeuvres de Christopher Guest, ici on se concentre sur un seul personnage… un tueur en série. Une équipe de tournage suit donc Poelvoorde qui explique comment noyer un corps, comment économiser des balles en faisant mourir les petits vieux d’une crise cardiaque… Comment dire? Sa performance est un tour de force. Il est MOURANT. C’est de l’humour noir comme on en voit peu. Évidemment, plus le film avance et plus l’équipe de tournage se trouve impliquée, et doit se repositionner éthiquement. Il y a certaines scènes un peu plus difficiles, moi j’ai le coeur sensible, mais bon, à côté de tout ce qui se fait au cinéma, c’est de la petite bière! Un film qui n’est pas gore ni graphiquement déplaisant, mais plutôt difficile au niveau de la « sensibilité », dans le sens où on a affaire à quelqu’un qui perpétue des meurtres gratuitement… et bien que ce ne soit que du cinéma, on sait qu’il n’est pas seul.

– Peau d’âne

Attention! Alerte au musical! Eh oui, je vous parle bien ici du conte de Perrault adapté à l’écran par Jacques Demy et porté à bout de poumons par Catherine Deneuve, à la voix insupportablement aiguë. Pour ma part, je n’ai jamais pu « tougher » les Parapluies de Cherbourg au complet. Dans Peau d’âne, ils ont la décence d’avoir des dialogues entre les chansons. Bien que ce soit un film plus pour la famille, je l’ai revu avec des yeux d’adultes et je dois dire que c’est un excellent film, en grande partie à cause de la direction artistique qui est magnifique. Les costumes et les décors, qui ne sont pourtant pas fait avec « de grands moyens » (tourné en grande partie sur place dans les châteaux de la Loire), le tout est un enchantement. Disney peut aller se rhabiller (en plus, ils n’ont pas fait ce conte, à ma connaissance…) Si vous gardez votre p’tite cousine ou votre nièce et qu’elle est dans sa phase princesse, je vous le recommande fortement! J’ai même le dvd à la maison. Et même s’il est un peu plus vieux, je ne peux passer sous silence la présence de JEAN MARAIS, Jean Marais mon idole, il est si… gai, mais bon, on peut quand même le regarder et baver. Jean Marais donc, le roi qui veut marier sa fille (hello Freud).

– Tanguy

Vous connaissez maintenant ma faiblesse avouée pour la comédie, et quand Tanguy a pris l’affiche il y a de ça plusieurs années, je ne tenais plus en place! Avec raison. Étienne Chatiliez nous avait déjà donné le grinçant Tatie Danielle, mais je dois dire que les films précédents et suivants sont loin d’avoir été à la hauteur. Tanguy repose particulièrement sur le casting des parents, André Dussollier, le narrateur d’Amélie Poulain, délicieux en homme qui pique une crise de nerfs, et Sabine Azéma, traversée de tics nerveux et de culpabilité de vouloir que son fils de 28 ans, pratiquement riche, au doctorat qui s’étire, décolle de chez eux. Le fils en question est incarné par Éric Berger, et je pense qu’il a vraiment ce qu’on appelle une tête à claques: on le voit et on a le goût de lui fesser dessus. Il est si parfait, si mielleux… Brr! Les deux parents, donc, vont tout mettre en oeuvre pour chasser leur chère tache (hein, c’est pire que les chemises de l’archiduchesse, comme phrase). Mon pire moment de cruauté: quand le père dévisse une vis sur le seuil de la salle de bain et qu’il s’arrange pour que Tanguy se prenne dedans… pieds nus. Arggg! C’est drôle! C’est drôle!

– RRRrrrr

Bon, et maintenant, au risque de me faire excommunier de la blogosphère, je vous confesse mon attachement pour le film Rrrrr. Oui, c’est ça le titre, et c’est très drôle quand un tel film sort et que tu travailles dans un club vidéo. Réalisé par Alain « Ceasar » Chabat, mettant en vedette les Robins des bois, groupe d’humour français que pour ma part, je ne connais pas, Rrrrr raconte « l’histoire du premier crime de l’humanité », à l’époque des hommes des cavernes. Évidemment, on nage ici dans l’absurde et dans l’anachronisme: on est à l’âge de pierre, donc tout le monde s’appelle Pierre. À l’instar des mammouths, les chats sont des chamouths, les poules, des poulmouths… Etc. Il faut embarquer, et je dois dire que le secours de substances illicites peut aider dans ce cas. On adore ou on déteste. Pour ma part, je fais partie avec plusieurs amies d’un cercle de fanatiques de Rrrrr. Mes anciennes colocs et moi avons déjà eu un répondeur où le message d’accueil était le suivant: « Bonjour, vous êtes bien chez Pierre, Pierre et Pierre… » Ouais.