Archives de la catégorie ‘Inséparables’

Dans La Voix Pop, journal de mon quartier, on m’interroge sur pourquoi j’ai écrit un roman jeunesse, sur mes influences et sur mes projets. Il y a même une photo pour tous ceux qui se demandent de quoi j’ai l’air quand je suis en train de parler. (Et notez que ce n’est pas moi qui ai ordonné au journaliste de répéter le titre aussi souvent, pour vous mettre en transe et vous inciter à courir à la librairie, là.)

Pour lire, c’est ici: Un premier roman jeunesse pour Aimée Verret

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Cette fois, c’est vrai. Mon deuxième livre en librairie. Un roman pour les jeunes ados. Une histoire de meilleures amies. Une qui est naïve, l’autre qui l’est moins, ou qui l’est peut-être autrement. On peut souffrir autant par amitié que par amour, surtout quand on est au secondaire.

Ça fait bizarre et tout plaisir de l’avoir entre mes mains. J’ai travaillé dessus pendant au moins 4 ans (je ne sais même plus quand je l’ai commencé). Je l’ai repris, repris, repris. Il a été refusé, refusé, refusé. J’ai travaillé avec deux maisons d’édition, deux éditrices. Je l’ai vieilli (j’ai ajouté des scènes de sexe), je l’ai rajeuni (j’ai enlevé toutes les scènes de sexe, les mentions de sexe, les gros mots, pleins de mots en anglais). J’ai vu mon livre sous toutes ses coutures, ce qu’il devait être, ce qu’il aurait pu être, ce qu’il est finalement. J’en suis fière, et j’essaie de ne pas penser à LA phrase où il y a d’écrit le mauvais prénom (personne n’est parfait, mais on s’améliore de tirage en tirage).

Ça fait bizarre aussi de voir la réaction de mon entourage. Pour certains, on dirait presque que c’est mon premier livre, comme si un livre de poèmes, ça comptait moins en quelque sorte. En ce moment, c’est pourtant sur un autre livre de poèmes que je travaille. Je vais sûrement commencer un nouveau projet jeunesse, un jour. Quelque chose de plus tomboy.

Alors, si vous avez une soeur, une nièce, une voisine, une cousine, ou mieux, une classe (!), ou si vous êtes simplement curieux et jeunes de coeur, précipitez-vous chez votre libraire, de préférence indépendant. Pendant que je vais me cacher sous un oreiller (il y en a de reproduits dans le livre à chaque en-tête de chapitre, je ne serai pas dépaysée) en faisant semblant que je n’ai pas publié de livre finalement.