Archives de la catégorie ‘Magazines’

Bilan du Salon du livre: après m’être bien gelé le cul au stand du Quartanier en l’excellente compagnie de Sophie Bouchard et de Simon-Philippe Turcot de La Peuplade, et de Mylène Durand et de Patrick Lafontaine du Noroît – il paraît que nos stands étaient situés dans le seul endroit de tout le Salon où il faisait froid -, j’ai manqué mon rendez-vous avec Mélodie Nelson, mais j’avais son chat en otage, puis j’ai eu un bisou de Roger Des Roches et plein de câlins de David Leblanc avant de me faire inexplicablement lancer des chips par un poète qui sera vraisemblablement en nomination pour le prochain Nelligan (c’est quasiment jet-set, mon affaire). Mais le clou de la semaine a véritablement été lorsque je me suis aperçue que je n’avais pas emmené de stylo pour ma séance de dédicaces. Appelez ça un acte manqué si vous le voulez; heureusement que ma maman était là pour me tirer d’affaire.

J’ai aussi dû me précipiter au kiosque de la SODEP, où j’ai été accueillie par une Catherine Cormier-Larose en émoi, pour acheter le dernier magazine Entre les lignes, dans lequel avait paru une critique de mon recueil, m’avait-on informée. Et là, c’est pas parce que je veux encore péter de la broue, mais j’en suis bien obligée, j’ai constaté qu’on m’avait accordé cinq lunettes et que, dans cette édition, j’étais la seule à avoir cet honneur… Boum-chik-a-boum.

Cliquez sur l'image pour agrandir et admirer ce chef-d'oeuvre que je vous ai concocté dans Aperçu

 

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Pour vous donner envie de venir entendre la lecture de ce soir (voir article ici bas), pour vous donner envie de vous procurer mon livre, pour vous donner envie d’assister à mon lancement que j’annoncerai bientôt plus en détail, voici une chouette critique de mon recueil parue dans Le Libraire, le magazine des librairies indépendantes du Québec. J’aime particulièrement le bout où l’auteur, Simon-Pierre Beaudet (j’ai coupé son nom avec ma capture d’écran!), parle de mon blog, parce qu’il est vraiment venu faire un tour et que je suis toujours surprise quand des gens que je ne connais pas s’aventurent ici. 🙂

Le libraire, no 61, p. 23

Cliquez pour agrandir.

Pour downloader le magazine en entier: http://www.lelibraire.org/apropos.asp#tele

Carlos Bergeron, qui passe en revue diverses publications québécoises dans le magazine Lettres québécoises, avoue avoir une opinion mitigée sur l’ensemble du Moebius Masturbatorium, mais il touche quelques mots sur 4 textes féminins, dont le mien! Je suis très heureuse de reproduire ici sans autorisation aucune les 3 lignes qui me sont consacrées (avoir un blog, c’est vraiment cultiver son propre narcissisme. Des fois, je me reconnais pas moi-même):

« Pas une question de doigts », d’Aimée Verret, raconte une histoire dont l’intrigue évolue principalement grâce à un dialogue entre une psychologue et la narratrice, « Mme Janvier », que des caméras de surveillance ont captée alors qu’elle se masturbait dans les toilettes publiques. L’intérêt de la nouvelle est qu’on en arrive à avoir accès aux véritables pensées de la « coupable » dans les séquences narrativisées. Le jeu sur la forme, bien qu’il ne soit pas nouveau, est tout à fait à propos.

Il y a beaucoup de guillemets dans cette citation. Je pense que ça veut dire que c’est très sérieux. 🙂

Tina is the man

Publié: 12 décembre 2008 dans Humour, Magazines, Unibrow
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La meilleure image du cover que j'ai trouvée

Quand j’ai vu la couverture du dernier Vanity Fair, je me suis pitchée dessus. Littéralement. Je trouvais le concept génial, et j’aime bien Tina Fey (pour ceux qui ne sont pas au courant, elle écrit pour Saturday Night Live, où son imitation de Sarah Palin a littéralement fait exploser la baraque. Comme le dit un journaliste : « Tina Fey is the campaign. ») Fey est aussi l’auteure du scénario de Mean Girls, un film d’ado à l’humour acéré et intelligent, qui met en vedette Lindsay Lohan avec un look sublime pré-régime et bleach. Fey y incarne d’ailleurs une institutrice intransigeante, jupe tailleur et lunettes à l’appui (Messieurs, veuillez terminez de lire cet article avant de vous garrocher au club vidéo). Et, je ne le savais pas avant, mais elle est également la scénariste et interprète d’une série américaine qui a fait un tabac aux Emmys, 30 Rock. Il va falloir que je regarde ça et que je vous en donne des nouvelles.

C’était la première fois que j’achetais le Vanity Fair. Quand je l’ai ouvert, j’ai été agréablement surprise de constater qu’il ne s’agissait pas d’un magazine où les articles portaient sur les nouvelles nuances de vernis à ongles ou la couleur des bas de Barack Obama (mais comme j’avais vraiment envie d’une revue mode-potins, je vais être obligée de retourner m’acheter le Elle Québec). J’ai entre autres lu un texte qui analyse les signes avant-coureurs de la crise économique, ce qui était très informatif quoique compliqué pour moi qui ne connaît rien en économie, surtout expliquée en termes anglos. Alors j’avais de grandes attentes envers le portrait de Tina.

DÉCEPTION! Je crois bien avoir eu affaire à tous les clichés du genre : l’article s’ouvre sur un sous-entendu croustillant du mari de Tina, que la journaliste laisse en suspens pendant deux colonnes avant de daigner satisfaire ma curiosité. Eh bien, sachez que la pire chose qu’il a faite dans son existence, c’est aller aux danseuses. Avec la totale désapprobation de sa femme. Entre-temps, j’ai appris comment Tina était vêtue, où elle était assise, comment elle avait rencontré son mari, le nom de sa fille, et j’ai eu droit à la description de sa manière de manger des biscuits soda et du fromage (alors que la journaliste et le mari se farcissaient des martinis). Dans le reste de l’article, j’ai lu des louanges accordées à son égard par diverses personnes du monde du show-business, mais surtout comment un régime et un changement de garde-robe ont garanti du temps d’antenne à Tina et ont pavé son chemin vers la gloire. Ah mon Dieu qu’elle faisait dur avant et maintenant, c’est une parfaite femme glamour qui ne craint pas de porter des tops décolletés (même si elle n’a presque plus rien à mettre dedans).

Mais le pire, c’est l’importance que la journaliste a accordée aux origines de l’auteure et actrice : elle est mi-Grecque, mi-Allemande. J’imagine que vous me voyez venir : du côté grec vient la disgrâce physique qu’elle a heureusement réussi à surmonter. Des seins et des fesses, quelle horreur! Et surtout un énorme unibrow, sourcil unique si vous préférez, qu’il a fallu épiler au plus vite. En plus, elle hérite de ses ancêtres allemands sa volonté de fer, son travail acharné et surtout, ses règles de conduite qui font d’elle un être irréprochable. Elle ne fume pas, ne boit pas, ne consomme pas de drogue et interdit à quiconque de la regarder trop longtemps, précisant qu’elle est mariée. Une vraie sainte. C’est pas mêlant, à lire cet article, Tina Fey a l’air plus straight que Sarah Palin en personne.

Tout ça est peut-être vrai, mais je n’en ai rien à foutre. Fey est une auteure intelligente, parfois démoniaque, et elle méritait un portrait plus en profondeur qui ne s’appuie pas sur le déterminisme racial. Je trouve toujours le concept de la couverture extra, et j’adore la petite citation qui y est reproduite : « Annie is going to photograph my soul, right? »

Ma photo préférée de Tina. Après ça, venez me dire que c’est une sainte-nitouche!

Tina