Archives de la catégorie ‘Unibrow’

Chouchous télé

Publié: 14 mars 2009 dans Humour, TV, Unibrow
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Avez-vous déjà entendu parler de The IT Crowd, une série télé britannique? Il y a fort à parier que non. Cette série en est déjà à sa 3e saison… mais chaque saison ne compte que 6 épisodes!

Si vous ne savez pas ce qu’est un département de IT, ce sont les gars (enfin, la plupart du temps ce sont des gars!) que vous appelez quand vous avez un problème avec votre ordinateur et qui vous répondent invariablement: « Avez-vous essayé de le fermer et de le rallumer? » Ce sont donc des geeks finis, et je ne sais pas si vous connaissez mon amour des geeks… Je trouve que ce sont des personnes à côtoyer (et la plupart du temps, assez faciles à séduire… Sorry, guys!) Je blague, mais les geeks font souvent des personnages intéressants, quoique ces dernières années, on a assisté à la naissance du stéréotype geek qui hante à peu près tous les films d’ado (en général, à la fin on lui découvre un talent caché, comme un gros pénis, et il finit avec une chick blonde en bikini).

Mais si l’humour brit vous est familier, vous conviendrez que leur sens du cliché est nowhere near ordinary. La « geeketé » des personnages est donc un point de départ, mais pas nécessairement là où se situe l’humour et l’absurdité complèment débridée des situations auxquelles ils sont confrontés. À voir (ou plutôt à pirater, je pense pas qu’on puisse le trouver ici). Je crois savoir que les Américains en ont fait un remake… mais comment savoir ce qu’ils en ont fait???


(Non, ce n’est pas une série animée!)

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I want to be Tina Fey

Je vous ai déjà parlé de Tina, en protestant contre le Vanity Fair. Eh bien, j’ai commencé à regarder sa série télé 30Rock et je suis complètement accro! Non seulement le casting est excellent (Alec Baldwin, trop pissant), mais tout tient vraiment dans les dialogues qui sont toujours justes et hilarant. On ne parle ici que de bon vieux wit, de réparties cinglantes mais pas bitch wannabe qui essaient juste de choquer pour être dans l’air du temps. Le scandale est le nouveau politically correct.

Non, 30Rock, c’est le personnage principal (Tina dans le rôle de Liz Lemon, qui correspond elle aussi au stéréotype du geek féminin qui s’habille mal et sort avec des losers) qui dit: « Regarde, Jack, je vais dire à ton ex qu’on s’est fiancés et tu vas voir comment elle va être jalouse. »  Ici, la première réponse attendue serait que l’ex en question se montre tout à fait indifférente pour invalider l’action de Liz, ce qui serait comique sans être marquant. La réaction contraire, la jalousie, est aussi attendue. Mais c’est toujours dans la manière dont chaque situation est traitée (comme cette scène de jalousie) qui torche. On dirait une espèce de croisement entre Woody Allen et les frères Marx, entre des dialogues pénétrants de références culturelles et du screwball, du burlesque. J’adore.

Une autre trouvaille: tous les 3e rôles féminins (qui disent une réplique par épisode) sont interprétés par la même comédienne, semaine après semaine. Pourquoi est-ce tordant? Aucune idée, mais ça l’est!

Je pourrais continuer comme ça des heures. Je veux être Tina Fey; je veux écrire une série télé drôle et intelligente, c’est en plein mon créneau. Bon, je sais que je suis pas bonne actrice… je pourrais être celle qui fait tous les 3e rôles. 😉


Tina is the man

Publié: 12 décembre 2008 dans Humour, Magazines, Unibrow
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La meilleure image du cover que j'ai trouvée

Quand j’ai vu la couverture du dernier Vanity Fair, je me suis pitchée dessus. Littéralement. Je trouvais le concept génial, et j’aime bien Tina Fey (pour ceux qui ne sont pas au courant, elle écrit pour Saturday Night Live, où son imitation de Sarah Palin a littéralement fait exploser la baraque. Comme le dit un journaliste : « Tina Fey is the campaign. ») Fey est aussi l’auteure du scénario de Mean Girls, un film d’ado à l’humour acéré et intelligent, qui met en vedette Lindsay Lohan avec un look sublime pré-régime et bleach. Fey y incarne d’ailleurs une institutrice intransigeante, jupe tailleur et lunettes à l’appui (Messieurs, veuillez terminez de lire cet article avant de vous garrocher au club vidéo). Et, je ne le savais pas avant, mais elle est également la scénariste et interprète d’une série américaine qui a fait un tabac aux Emmys, 30 Rock. Il va falloir que je regarde ça et que je vous en donne des nouvelles.

C’était la première fois que j’achetais le Vanity Fair. Quand je l’ai ouvert, j’ai été agréablement surprise de constater qu’il ne s’agissait pas d’un magazine où les articles portaient sur les nouvelles nuances de vernis à ongles ou la couleur des bas de Barack Obama (mais comme j’avais vraiment envie d’une revue mode-potins, je vais être obligée de retourner m’acheter le Elle Québec). J’ai entre autres lu un texte qui analyse les signes avant-coureurs de la crise économique, ce qui était très informatif quoique compliqué pour moi qui ne connaît rien en économie, surtout expliquée en termes anglos. Alors j’avais de grandes attentes envers le portrait de Tina.

DÉCEPTION! Je crois bien avoir eu affaire à tous les clichés du genre : l’article s’ouvre sur un sous-entendu croustillant du mari de Tina, que la journaliste laisse en suspens pendant deux colonnes avant de daigner satisfaire ma curiosité. Eh bien, sachez que la pire chose qu’il a faite dans son existence, c’est aller aux danseuses. Avec la totale désapprobation de sa femme. Entre-temps, j’ai appris comment Tina était vêtue, où elle était assise, comment elle avait rencontré son mari, le nom de sa fille, et j’ai eu droit à la description de sa manière de manger des biscuits soda et du fromage (alors que la journaliste et le mari se farcissaient des martinis). Dans le reste de l’article, j’ai lu des louanges accordées à son égard par diverses personnes du monde du show-business, mais surtout comment un régime et un changement de garde-robe ont garanti du temps d’antenne à Tina et ont pavé son chemin vers la gloire. Ah mon Dieu qu’elle faisait dur avant et maintenant, c’est une parfaite femme glamour qui ne craint pas de porter des tops décolletés (même si elle n’a presque plus rien à mettre dedans).

Mais le pire, c’est l’importance que la journaliste a accordée aux origines de l’auteure et actrice : elle est mi-Grecque, mi-Allemande. J’imagine que vous me voyez venir : du côté grec vient la disgrâce physique qu’elle a heureusement réussi à surmonter. Des seins et des fesses, quelle horreur! Et surtout un énorme unibrow, sourcil unique si vous préférez, qu’il a fallu épiler au plus vite. En plus, elle hérite de ses ancêtres allemands sa volonté de fer, son travail acharné et surtout, ses règles de conduite qui font d’elle un être irréprochable. Elle ne fume pas, ne boit pas, ne consomme pas de drogue et interdit à quiconque de la regarder trop longtemps, précisant qu’elle est mariée. Une vraie sainte. C’est pas mêlant, à lire cet article, Tina Fey a l’air plus straight que Sarah Palin en personne.

Tout ça est peut-être vrai, mais je n’en ai rien à foutre. Fey est une auteure intelligente, parfois démoniaque, et elle méritait un portrait plus en profondeur qui ne s’appuie pas sur le déterminisme racial. Je trouve toujours le concept de la couverture extra, et j’adore la petite citation qui y est reproduite : « Annie is going to photograph my soul, right? »

Ma photo préférée de Tina. Après ça, venez me dire que c’est une sainte-nitouche!

Tina